La cornée et la surface oculaire (conjonctive, film lacrymal, paupières) constituent l'interface optique et immunitaire de l'œil avec l'extérieur. Leurs pathologies sont fréquentes et souvent sous-diagnostiquées : sécheresse, blépharite chronique, chalazion récidivant, kératocône de l'adolescent ou du jeune adulte.
Le Dr Majoulet assure le diagnostic, le suivi médical et la prise en charge interventionnelle de surface (incision de chalazion, bouchons méatiques) au Cabinet Ophtalife.
Pathologies et interventions prises en charge
Kératocône
Déformation progressive de la cornée. Dépistage topographique, adaptation en lentilles rigides, cross-linking.
En savoir plusKératite infectieuse
Inflammation de la cornée, infectieuse (bactérienne, virale, amibienne, fongique) ou non. Les kératites infectieuses sont une urgence thérapeutique, en particulier chez le porteur de lentilles de contact : douleur, œil rouge, photophobie et baisse de vision imposent une consultation rapide. Prise en charge : prélèvement cornéen si nécessaire, collyres antibiotiques renforcés, arrêt immédiat des lentilles.
Photokératite (UV)
Brûlure cornéenne aiguë par les ultraviolets : « coup d'arc » du soudeur, ophtalmie des neiges, cabine de bronzage. Douleur intense et photophobie survenant 6 à 12 heures après l'exposition. La cicatrisation est spontanée en 24 à 72 heures (larmes artificielles, pommade cicatrisante, repos à l'obscurité) ; la prévention repose sur les lunettes filtrantes de catégorie 4 en montagne et le masque de soudure.
Conjonctivite
Cause la plus fréquente d'œil rouge, généralement bénigne. L'enjeu est d'identifier la forme — virale (très contagieuse), bactérienne ou allergique — et d'écarter une pathologie plus sévère (kératite, uvéite, glaucome aigu). Douleur profonde, photophobie ou baisse de vision ne sont pas des signes de conjonctivite et doivent faire consulter sans délai.
Ptérygion
Prolifération fibrovasculaire de la conjonctive envahissant progressivement la cornée, favorisée par l'exposition chronique aux UV, au vent et à la poussière. Protection solaire et lubrification au stade initial ; exérèse chirurgicale avec autogreffe conjonctivale (taux de récidive le plus faible) si le ptérygion progresse vers l'axe visuel ou induit un astigmatisme.
Dystrophie de Fuchs
Dystrophie endothéliale héréditaire, bilatérale et lentement progressive : les cellules qui déshydratent la cornée disparaissent prématurément, entraînant un œdème cornéen à prédominance matinale puis une baisse de vision. Surveillance par microscopie spéculaire et OCT ; au stade avancé, greffe endothéliale (DMEK) aux résultats visuels excellents.
Sécheresse oculaire
Maladie multifactorielle du film lacrymal (TFOS DEWS II), le plus souvent par dysfonction des glandes de Meibomius. Sensation de grain de sable, brûlures, vision fluctuante. Traitement par paliers : larmes artificielles sans conservateur, soins des paupières, ciclosporine topique, IPL (lumière pulsée) ou bouchons méatiques selon le mécanisme prédominant.
Blépharite
Inflammation chronique du bord libre des paupières, souvent associée à la rosacée oculaire, à la sécheresse et aux chalazions récidivants. Le traitement de fond repose sur une hygiène palpébrale quotidienne (réchauffement, massage, nettoyage), complétée selon les cas par cyclines orales ou séances d'IPL.
Chalazion
Kyste inflammatoire d'une glande de Meibomius, bénin et non contagieux, à distinguer de l'orgelet (infection d'un follicule de cil). Soins locaux en première intention : compresses chaudes et massages plusieurs fois par jour, pommade corticoïde si besoin. En cas d'échec après plusieurs semaines, incision en consultation sous anesthésie locale.
Uvéites
Inflammations de l'uvée (iris, corps ciliaire, choroïde), cause importante de cécité évitable chez le sujet jeune. Œil rouge douloureux avec photophobie (formes antérieures) ou corps flottants et baisse de vision (formes postérieures). Prise en charge urgente et spécialisée : bilan étiologique, corticothérapie locale ou générale, suivi multidisciplinaire en lien avec le CHNO des Quinze-Vingts.
Parcours patient
- Examen biomicroscopique : inspection des paupières, du film lacrymal, de la cornée et de la conjonctive.
- Examens complémentaires : test à la fluorescéine (BUT), Schirmer, topographie cornéenne (kératocône), OCT segment antérieur.
- Diagnostic et éducation thérapeutique : explication du mécanisme, importance des soins palpébraux, rythme d'instillation des larmes artificielles.
- Traitements médicaux : larmes artificielles sans conservateur, pommades vitamine A, ciclosporine topique (Ikervis®), cyclines systémiques pour rosacée oculaire.
- Gestes interventionnels : incision de chalazion en consultation, pose de bouchons méatiques, adaptation d'aide visuelle (lentilles rigides pour kératocône) en lien avec un contactologue référent.
Expertise du Dr Majoulet
Surface oculaire et paupières
Les pathologies de surface nécessitent souvent plusieurs consultations avant d'obtenir un équilibre thérapeutique. L'information du patient (rythme des soins, nature chronique des symptômes, attentes réalistes) est essentielle.
La chirurgie palpébrale spécialisée (blépharoplastie, ptosis, ectropion, entropion) est assurée par un chirurgien oculoplastique dédié, en coordination avec le Dr Majoulet pour le suivi cornéen pré et post-opératoire.
Questions fréquentes
La sécheresse oculaire peut-elle guérir ?
Dans de nombreux cas, la sécheresse est chronique (Sjögren, ménopause, rosacée, post-LASIK). Les traitements améliorent le confort et préviennent les complications cornéennes, mais n'éliminent pas toujours définitivement les symptômes.
Le kératocône évolue-t-il toujours ?
L'évolution est fréquente entre l'adolescence et 25-30 ans, puis tend à se stabiliser. Le cross-linking cornéen (photothérapie UVA + riboflavine) peut freiner la progression chez les patients jeunes évolutifs.
Un chalazion récidivant est-il grave ?
Non, mais il impose un traitement de fond de la blépharite/rosacée sous-jacente : hygiène palpébrale quotidienne, voire traitement systémique par cyclines pendant plusieurs mois.
L'uvéite peut-elle être liée à une maladie générale ?
Oui, dans près de la moitié des cas : spondylarthrite ankylosante, sarcoïdose, Behçet, toxoplasmose, infections virales (HSV, VZV). Un bilan étiologique est systématique pour toute uvéite bilatérale ou récidivante.
L'IPL (lumière pulsée) fonctionne-t-il pour la sécheresse ?
L'IPL a montré une efficacité sur la sécheresse par dysfonctionnement meibomien, particulièrement dans la rosacée oculaire. Plusieurs séances sont nécessaires. Ce traitement est proposé sur indication médicale au cabinet ou en orientation.
Auteur et révision médicale
Dr Alexandre Majoulet — Chirurgien ophtalmologue, cofondateur du Cabinet Ophtalife (Boulogne-Billancourt).
Praticien Contractuel au Centre Hospitalier National d'Ophtalmologie des Quinze-Vingts (Paris), ancien Assistant des Hôpitaux de Paris (Quinze-Vingts) et ancien Interne des Hôpitaux de Paris.
Titulaire du DES d'Ophtalmologie (UVSQ, 2023) et du DIU de Chirurgie Vitréo-Rétinienne (Paris-Saclay, 2024). FEBO (Fellow of the European Board of Ophthalmology) depuis 2022.
Prendre rendez-vous
Les consultations du Dr Majoulet se déroulent au Cabinet Ophtalife, Boulogne-Billancourt.
Rendez-vous sur Doctolib